04.01.2011
Pause
21:33 Publié dans Artiste, Blog, Economiste, Ecrivain, Edito, Entrepreneur, Europe, Explorateur, Film, Humour, Jeux, Journaliste, Livre, Loisirs, Maître spirituel, Musique, Philosophe, Sage, Science, Shopping, Social, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.10.2010
John Blofeld
Le merveilleux écrivain et philosophe John Blofeld, auteur de nombreux ouvrages sur l’Asie, nous raconte la vie de ces vieux taoistes de Chine, dont la jeunesse et la joie de vivre étaient inévitablement communicatifs. L’adepte, rapporte-t-il, vivait avec les saisons.
Au nouvel an, il ornait sa maison de ravissantes compositions de narcisses, de cailloux placés dans des récipients plats en poterie et de branches de pruniers d’hivers en fleurs, disposés dans des vases anciens de porcelaine. Il dédaignait les fleurs, hors saison, les considérant comme un affront à la nature.
Au printemps, il faisait du bateau sur les lacs en compagnie de ses vieux amis ou il allait visiter des lieux célèbres pour leur beauté.
En été, il passait une grande partie de son temps à prendre le thé dans l’un des parcs de la ville ou à s’occuper de sa cour emplie de lauriers en pots roses et blancs. Ses amis passaient pour voir ses dernières acquisitions de poissons rouges. Le vin aidant, ils composaient des poèmes que leur inspiraient ces merveilles.
On pouvait souvent le rencontrer au marché, où il achetait des fleurs ou des poissons rouges, en s’arrangeant pour dépenser le moins possible. Les articles chers n’étaient pas pour lui. Il savait choisir ceux que les gens riches dédaignaient et qui lui permettraient de composer un ensemble harmonieux pour son propre plaisir et celui de ses amis. Il passait chez lui une grande partie de son temps à lire des ouvrages anciens, faire de la musique, peindre. Sa vie semblait idyllique, mais malgré le côté en apparence dilettant, frivole, “paresseux” de sa vie selon les normes du monde, il pratiquait l’art de prendre soin et d’entretenir son énergie vitale. Pour lui, ceci était une affaire très sérieuse: faire du yoga et exercises de respiration, méditer, rester en contact avec la nature pour ne pas déranger sa tranquilité, ne pas gaspiller ses forces, éviter toute activité qui exige intrigues, complots, ou conflits, tout abandon aux passions ou aux anxiétés stupides.
“Se promener dans la vie”, suivre le courant de la nature, voilà comme il veillait à ne pas gaspiller son énergie dans les pensées et les émotions. Flotter dans la sérénité, rechercher l’harmonie en toute chose, voilà ce qu’il s’efforçait de maintenir pour devenir éternel et laisser partir sans regret, le moment venu, son corps physique comme une vieille loque dont il n’aurait plus besoin.
Extrait de l’Art de l’essentiel, de Dominique Loreau, éditions J’ai Lu.
Je dédis ce texte à tous ceux qui pensent que l'essentiel ne réside pas dans le calcul d'annuités...
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07:07 Publié dans Ecrivain, Philosophe, Sage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.09.2010
Pascal Bruckner
L’invention du mariage d’amour devait répondre aux malheurs du mariage classique : rétablir l’égalité entre époux, privilégier le sentiment sur l’obligation. Mais depuis une quarantaine d’années, la nuptialité décline, le divorce explose, le célibat s’étend, les familles monoparentales se multiplient. Nul besoin de se marier désormais pour vivre ensemble ou avoir des enfants. Comment expliquer cette désaffection alors que l’idéal du couple reste entier ? Sommes-nous si sûrs que le mariage d’intérêt n’a pas d’avenir ?
J'avoue m'être laissé surprendre par l'analyse de M. Pascal Bruckner sur le mariage, et le sentiment amoureux, interrogé sur Europe 1, hier soir, à l'occasion de la sortie de son livre "le mariage d'amour-a-t-il-échoué ?" (édition Grasset). Son analyse de "l'amour-passion consumériste" est particulièrement pertinente.
Né en 1948 à Paris, Pascal Bruckner est l’auteur de plusieurs essais chez Grasset : La tentation de l’innocence (Prix Médicis 1995), L’Euphorie perpétuelle ou le devoir de bonheur, (2000), Misère de la prospérité (Prix du Meilleur livre d’économie, Prix Aujourd’hui 2002), La tyrannie de la pénitence (2006), Le Paradoxe amoureux (2009). Collaborateur au Nouvel Observateur, il est également romancier.
20:51 Publié dans Ecrivain, Philosophe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.09.2010
“Marcher pour arracher du bonheur.”
“Marcher pour arracher du bonheur. La marche comme la course sont l'apanage exclusif de l'espèce humaine. Non seulement, aucun animal ne marche debout mais c'est en nous redressant et en marchant que nous sommes devenus humains. C'est dire combien cette activité est ancrée dans nos gènes et nos comportements, combien elle est naturelle et donc indispensable à notre équilibre et à notre santé.”
Source: Dr Pierre Dukan (dans ma boîte de réception...)
Le bonheur s'arrache t il ? Quelle expression affreuse !
Le bonheur survient quand on marche, ou que l'on reste assis, que l'on courre, ou que l'on soit allongé.
Il arrive sans que l'on s'y attende, et il s'envole dès qu'on essaye de le conserver...
Comme un oiseau, il s'enfuit à tire-d'aile, et revient dès que l'on n'y fait plus attention.
S'il vient se poser sur la tête de Pierre Dukan, j'espère qu'il ne l'arrachera pas !
20:46 Publié dans Edito, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régime, bonheur, humour
14.09.2010
Orfeu Negro
06:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Luiz Bonfà
Dans mon cœur,
Une nouvelle chanson,
Oriente tes yeux,
Ton sourire, tes mains,
Le jour est proche, je sais,
Des cordes de ma guitare,
Qui vire d’une musique unique,
Monte une voix qui parle de baisers
Perdus sur tes lèvres,
Chante mon cœur,
La joie revenue,
D’avoir un si beau matin d’amour.
extrait d'Orfeu Negro
06:24 Publié dans Artiste, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.09.2010
La vie avant la mort
Existe-t-il une vie après la mort ? Je n’en sais rien.
Existe-t-il une vie avant la mort ? Mais je me demande même s’il existe une vie avant la mort. Qu’est ce que veut dire vivre aujourd’hui ?
Est ce que c’est naître au monde ? Apprendre des connaissances, qui vont faire de moi un bon producteur/ consommateur jusqu’à la fin de mes jours, et on me demande de travailler 2 ans de plus ?
Est ce que je suis né, incarné, pour être présent à cette réalité vivante, qui est la nature et de jouir et d’être nourri par cette réalité naturelle pour mon épanouissement ? A ce moment là, la mort va me devenir banal. Parce que j’ai bien vu que tout vit, meurt, se dissipe. Maintenant, ce qu’il advient après, ce n’est plus mon soucis. La plupart du temps, on passe son temps dans les bibliothèques à savoir s’il existe une vie après la mort, et finalement la vie qui est là, qui existe, on est pas présent à cette vie.
On n’est pas présent au monde tel qu’il est.
Pierre Rabhi
Extrait de l'émission CO2 mon amour du 4 Septembre 2010, de Denis Cheissoux.
05:21 Publié dans Philosophe, Sage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.08.2010
Ibn Arabi
Mon coeur est devenu capable d'accueillir toute forme :
Il est un paturage pour les gazelles, une abbaye pour les moines.
Il est un temple pour les idoles,
la Kaaba pour qui en fait le tour.
Il est les Tables de la Torah
et aussi les feuillets du Coran !
Je crois en la religion de L'Amour,
où que se dirigent ses caravanes.
Car l'Amour est ma religion, et ma foi. "
Ibn Arabi, maître soufi, (1165-1240)
06:47 Publié dans Maître spirituel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.07.2010
Gurdjieff
To avoid a complete disaster it was necessary to achieve world harmony as soon as possible. It could not be achieved by politics, philosophy, religion or any organized movement that treated man in the mass. It could only be accomplished through the individual development of man. If enough individuals could develop themselves even partially, into genuine human beings, each such individual would then be able to convince and win over as many as a hundred overs, who would each in his turn, be able to influence another hundreds, and so on.
photo: cca-by sa 3 - john manuel kennedy traverso
13.07.2010
De la relation humaine
Avez-vous remarqué comme il était possible de nos jours de passer toute une journée sans parler avec qui que ce soit ?
Quand je veux dire parler, c’est réellement être là dans la rencontre et l’échange avec l’autre.
Mais paradoxalement, bien que sollicités constamment de contacts indirects (télévision, affichage, internet, portable..), nous rencontrons de moins en moins de nouvelles personnes, et le cercle des solitudes s’agrandit. En ville, et à la campagne. Parmi les jeunes et les vieux. (voir : étude de la Fondation de France).
Ainsi, par exemple, vous habitez en banlieue, et tous les matins, vous prenez votre train pour vous rendre sur votre lieu de travail. Vous êtes entourés tous les matins de « personnes inexistantes » (un pléonasme volontaire). Ces corps restent prostrés, le regard très souvent fixés sur l’écran minuscule de leur portable, l’attention captée par le son enregistré par des hommes qu’ils ne connaissent pas, qu’ils ne rencontreront sans doute jamais, et qui pourtant leur semblent plus proche que leur voisin immédiat dans le train.
Quand avez-vous adressé la parole à un inconnu dans la rue pour la dernière fois ? Vous ne vous en rappelez plus ? ou il y a longtemps sans doute ? Après tout, pourquoi le faire ?
Pourquoi demander son chemin si vous vous êtes égaré ? Un tomtom ou un portable GPS le fait de façon efficace et automatique.
Pourquoi aborder cette belle inconnue dont le regard vous trouble ? Après tout, vous ne connaissez pas ses préférences, la taille de son réseau, ce qu’elle recherche… toutes informations directement accessibles sur sa page FaceBook…
Quand avez-vous rédigé une page manuscrite pour la dernière fois ? Il y a longtemps sans doute ? Que l’expression écrite ait été capté à ce point par la technologie est redoutable. Et demain, les hommes ne communiqueront peut-être plus que par images ? Le récent succès des technologies tactiles, où la manipulation des images est plus simple que celle des mots (illustré par l’iPad d’Apple, avec le livre numérique) en est sans doute un indice.
La liste pourrait s’allonger presque indéfiniment.
Un spécialiste de la prospective (Jacques Attali ?) a pu écrire que le futur valorisera toutes les activités humaines, favorisant la rencontre concrète de l’autre (par sa valorisation, il faut lire son cours de bourse). Il suffit de constater l’explosion des prestations de médecine naturelles (ex : massages, chiropractie…) pour en être convaincu.
En définitive, les mouvements alternatifs contemporains (locavores, slow food, vélorution, décroissants, sobriété heureuse, simplicité volontaire…) recherchent tous la même chose :
Retrouver une relation humaine véritable.
Il faut replacer la technologie à sa véritable place, comme l’accessoire et non le principal. En tant que tel, elle n’est pas essentielle.
Le téléphone portable est utile pour signaler ma présence à des secours en montagne. Mais il ne remplace pas une bonne préparation physique et mentale.
Le service Skype est extraordinaire pour partager les joies d’une naissance à l’autre bout du monde. Mais il ne remplace pas l’émotion de serrer dans ses bras le premier né de son enfant.
Wikipédia est une encyclopédie aux savoirs illimités, au parfum d’oracle omniscient. Mais il ne remplace pas les savoirs d’enseignants expérimentés, l’apprentissage du geste utile de l’artisan, l’acquisition de l’intuition créative de l’artiste…
Aujourd’hui, pourquoi ne pas donner la priorité aux relations humaines avant toute action ?
Chaque semaine, je me procure mes produits frais sur mon marché, et/ou dans une AMAP à. J’évite de remplir un caddie au supermarché, et d’enregistrer mes achats à la caisse automatique.
Sur mon lieu de travail, je me déplace pour discuter avec mon interlocuteur, ou si cela n’est pas possible, de lui téléphoner. Plutôt que d’envoyer un mail.
Dans mon train de banlieue, je réfléchis à la journée (qui commence ou qui s'achève). Je note mes impressions sur mon journal. Plutôt que de céder à la distraction d'actualités qui ne me concernent pas, aux images et à des sons impersonnels...
Ici, comme ailleurs, le débat est ouvert. Merci pour vos commentaires et vos exemples de pratiques.
Après avoir parcouru le globe en tout sens, de l’avoir cartographié minutieusement, de le rendre accessible à tous physiquement (avions, trains, bateaux, voitures..) ou mentalement (google earth…), l’homme doit vivre sa plus grande aventure. Celle dont va dépendre sa survie. L’aventure de la rencontre humaine. L’exploration de son monde intérieur.
La société sera ce que vous déciderez d’être avec les autres au quotidien.
« Vous êtes le dépositaire de toute l’humanité. Vous êtes le monde, et le monde est ce que vous êtes, vous. Et dès lors qu’une transformation radicale intervient dans la psyché même d’un individu, elle influera nécessairement sur la conscience de l’homme tout entier »
(Krishanmurti, 1993, p. 133-134).
