12.07.2009

John Stuart Mill

JohnStuartMill.jpg" A man who has nothing for which he is willing to fight, nothing which is more important than his own personal safety, is a miserable creature and has no chance of being free unless made and kept so by the exertions of better men that himself "

"Si la terre devait perdre la plus grande partie de sa beauté en raison des dommages provoqués par une croissance illimitée de la richesse et de la population ...., alors je souhaite sincérement, pour le bien de la postérité, qu'on se contente de rester là où l'on est dans les conditions actuelles, avant que nous soyons contraints de le faire par nécessité."

John Stuart Mill (1806-1873). Philosophe, économiste britannique. Penseur libéral le plus influent du 19ème sicèle, il était un défenseur de l'utilitarisme.

L'utilitarisme est  une théorie éthique, prescrivant d'agir (ou ne pas agir) de manière à maximiser le bien-être du plus grand nombre des êtres sensibles. Elle est l'idée que la valeur morale d'une action est déterminée uniquement par sa contribution à l'utilité générale.

En économie, il est avec Karl Marx l'un des derniers représentants de l'école classique. Des chercheurs contemporains associent à son nom celui de son épouse Harriet Taylor, qui aurait converti son mari à l'idée d'une valeur de la liberté et inspiré son œuvre sans laisser son nom à l'histoire en raison de sa condition de femme.

16.06.2009

Jean Pierre Rive

Image 14.png"Cette conception séculière d'un progrès permanent, c'est bien une idolâtrie: elle penser que l'homme, par ses propres forces, va atteindre un état final où tout est bien. Des théologiens se penchent sur cette question: ne vit-on pas cette hérésie de l'Eglise primitive, l'homme pensant que, par l'accumulation des connaissances, il va déboucher sur l'infini de l'abondance? N'est ce pas un de nos drames de croire que c'est toujours en se penchant vers la nouveauté, et jamais dans la préservation de ce que l'on a reçu, que l'on débouche sur  un avenir heureux? Pour les anciens, la vraie connaissance était derrière eux, il s'agissait de la transmettre. Aujourd'hui, la vraie connaissance est dans la recherche d'autre chose, d'une technique nouvelle, d'une connaissance nouvelle. On croit que le salut va venir de cette connaissance et pas tellement de ce qui nous a précédés. Alors, on ne transmet plus rien, d'où cette espèce d'irresponsabilité et d'orgueil de l'homme."

Jean-Pierre Rive.

Pasteur de l'Eglise réformée de France, secrétaire général de la Mission populaire.

07.06.2009

Amin Maalouf

450px-Amin_Maalouf.jpg"Qu'il n'y ait aucune honte à s'enrichir, j'en conviens. Qu'il n'y ait aucune honte non plus à savourer les fruits de sa prospérité, je le crois aussi; notre époque nous propose tant de belles et bonnes choses, ce serait une insulte à la vie que de refuser d'en jouir. Mais que l'argent soit complétement déconnecté de toute production, de tout effort physique ou intellectuel, de toute activité socialement utile? Que nos places financières se transforment en de gigantesques casinos où le sort de centaine de millions de personnes, riches ou pauvres se décide sur un coup de dés? Que nos institutions financières les plus vénérables finissent par se comporter comme des garnements ivres? Que les économies de toute une vie de labeur puissent être anéanties, ou alors multipliées par trente, en quelques secondes, et selon des procédés ésotériques auxquels les banquiers eux-mêmes ne comprennent plus rien?

C'est là une perturbation grave, dont les implications dépassent de loin l'univers de la finance ou de l'économie. Parce qu'on est en droit de se demander, au vu de ce qui se passe, pourquoi les gens mèneraient encore une vie de travail honnête; pourquoi un jeune voudrait devenir professeur, plutôt que trafiquant; et comment, dans un tel environnement, transmettre les connaissances, transmettre les idéaux, comment maintenir un minimum de tissu social pour que survivent ces choses si essentielles et si fragiles qui ont pour nom liberté, démocratie, bonheur, progrès ou civilisation."

Amin Maalouf (1949-)

Ecrivain francophone d'origine libanaise. Cet extrait est tiré de son dernier essai sur le dérèglement du monde.

photo: dinkley

06.04.2009

Antoine de St Exupéry

images.jpg"L'argent c'est ce qui permet la conquête des biens, l'agitation extérieure..., mais la fortune : c'est ce qui fait durer les choses. C'est le fleuve invisible, souterrain qui alimente un siècle, les murs d'une demeure, les souvenirs : l'âme."

Antoine de St Exupéry.

11.02.2009

Albert Einstein

Albert_Einstein_(Nobel).png"Les choses devraient être rendus aussi simples que possible, mais pas plus simples".

Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée et j’ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens. Par l’expérience quotidienne, concrète et intuitive, je me découvre vivant pour certains autres, parce que leur sourire et leur bonheur me conditionnent entièrement, mais aussi pour d’autres hommes dont, par hasard, j’ai découvert des émotions semblables aux miennes…”

Toutes les richesses du monde, fussent-elles entre les mains d’un homme totalement acquis à l’idée de progrès, ne permettrons jamais le moindre développement moral de l’humanité. Seuls, les humains exceptionnels et irréprochables suscitent des idées généreuses et des actions sublimes. Mais l’argent pollue toute chose et dégrade inexorablement la personne humaine. Je ne peux comparer la générosité d’un Moïse, d’un Jésus ou d’un Gandhi et la générosité d’une quelconque fondation Carnegie”

Albert Einstein (1879-1955).

Physicien, Philosophe, Végétarien Allemand, apatride, helvéto-américain.

20.12.2008

Thomas Jefferson

thomas_jefferson.gif"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis."

Thomas Jefferson (1743-1826).

Philosophe des Lumières, agronome, architecte et francophile.
Fondateur du Parti Démocrate américain, il a été le troisième président des Etats-Unis d’Amérique. Il participa à la rédaction de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

05.11.2008

Barack Obama

800px-Obama_in_Vegas-jonathan pfeiffer.jpg

Un grand cri vient de faire le tour du globe. Un grand cri de joie.

La première puissance mondiale, économique, culturelle, financière vient de mettre à sa tête un homme noir.

Depuis de longs et douloureux mois, nos esprits s'étaient embourbés dans un chaos financier. Des milliards de dollars s'évaporaient chaque jour. Les indices boursiers plongeaient, et avec eux notre moral. La plus grande crise depuis 1929 nous submergeait, comme le tsunami indonésien de sinistre mémoire. Nous attendions la vague encore plus dévastatrice de la crise économique. Résignés. Fatalistes.

Mais aujourd'hui l'espoir renaît. Le rebond se prépare. Les Etats Unis rentrent dans le 21ème siècle, par la grande porte, la porte de la démocratie.

Merci M. Obama.

photo: creative commons, Jonathan Pfeiffer