16.06.2009
Jean Pierre Rive
"Cette conception séculière d'un progrès permanent, c'est bien une idolâtrie: elle conduit à penser que l'homme, par ses propres forces, va atteindre un état final où tout est bien. Des théologiens se penchent sur cette question: ne vit-on pas cette hérésie de l'Eglise primitive, l'homme pensant que, par l'accumulation des connaissances, il va déboucher sur l'infini de l'abondance? N'est ce pas un de nos drames de croire que c'est toujours en se penchant vers la nouveauté, et jamais dans la préservation de ce que l'on a reçu, que l'on débouche sur un avenir heureux? Pour les anciens, la vraie connaissance était derrière eux, il s'agissait de la transmettre. Aujourd'hui, la vraie connaissance est dans la recherche d'autre chose, d'une technique nouvelle, d'une connaissance nouvelle. On croit que le salut va venir de cette connaissance et pas tellement de ce qui nous a précédés. Alors, on ne transmet plus rien, d'où cette espèce d'irresponsabilité et d'orgueil de l'homme."
Jean-Pierre Rive.
Pasteur de l'Eglise réformée de France, secrétaire général de la Mission populaire.
21:35 Publié dans Economiste, Sage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science, religion
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://leriredutigre.hautetfort.com/trackback/2244454
Ecrire un commentaire